En ce moment, vous faites défiler. Vous sautez entre les applications. L’écran est un désordre de notifications. Bientôt? Il n’y aura qu’une seule fenêtre. Votre modèle d’IA. Que ce soit ChatGPT ou Anthpic. Tout le reste passe par là.
Vidéos YouTube. Recommandations de livres. Peut-être une fausse relation amoureuse avec le code.
Le modèle devient votre guide. Cela influence tout. Et honnêtement ? Cela semble homogène. Utilisateurs passifs. On s’identifie à la première interface que l’on touche. Vous ne consommez plus de musique via Spotify. Vous le consommez via ChatGPT.
L’artiste. La musique. Les peintures. Le tout filtré par le chatbot. La culture devient associée au bot lui-même. Pas l’humain.
C’est dégueulasse.
Le plus étrange, c’est l’intimité. On dirait ton copain. Un ami qui a tout. Simultanément. Il se souvient de vous. C’est la partie expérientielle choquante. Les souvenirs qu’il construit. Vos préférences. Sur quoi vous comptez.
Tester cela était bizarre. J’ai demandé à Claude quelle était la plus belle femme. Il a dit qu’il ne connaissait pas les visages. Mais alors ?
Tilda Swinton et Lupita NYong’o.
Je me suis arrêté. Mon Claude sait que je suis gay. Cela a mis en évidence mes préjugés. Ou peut-être juste mon histoire. J’ai donc dû tester la variable de contrôle. Et si je demandais à un Claude générique ? Un nouveau compte ? Même invite. Exactement la même langue.
C’était écrit Audrey Hepburn.
Intéressant. Ou tout simplement efficace.
